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Rien n'est pire qu'un
cheval tournant indéfiniment autour d'un dresseur statique. Il
faut alterner le travail au trois allures, les cercles à main
droite et à main gauche, et utiliser toute la surface de travail
dont on dispose.
Déplacer le cercle : Le longeur installe son cheval sur un cercle et décrit lui-même un petit cercle au centre. ![]() Changer de cercle, changer de main. Pour effectuer des
changements de mains aux longues rênes, les longues rênes
doivent se trouver dans la position 3 ou 4 (position des longues rênes)
![]() Changer de main pour le dresseur dans notre exemple : passer du centre du cercle à main gauche au centre du cercle à main droite en passant derrière le cheval, sans heurt dans l’allure choisie pour faire l’exercice. Le flot de rênes est normalement dans la main extérieure (bleue) pour pouvoir laisser du mou en cas de problème. En cas de problème, on oublie qu’on a une longue rêne extérieure et on agit comme à la longe en reprenant uniquement sur la longue-rêne intérieure. La chambrière est également dans la main extérieure. Les deux mains sont assez proches l’une de l’autre, les bras ne sont pas tendus vers le poney (Pour être précis dans ses actions, on a besoin d’avoir les mains près de soi)(Dessin de gauche). ![]() Avant de changer de main, il faut
se préparer :
- donner le flot de rênes dans la future main extérieure (rouge), - ainsi que la chambrière qu’on fait passer dans le dos (habileté à acquérir avec de l’entraînement, beaucoup d’entraînement !!!) Donc on arrive à la situation : les deux mains proches, le flot de rênes et la chambrière dans la main intérieure (rouge) qui sera la future main extérieure. A partir de là, la main intérieure (rouge) prend la deuxième longue rêne. Il n’y a donc plus rien dans la main extérieure (bleue), mais le cheval continue de tourner sur son cercle car les longues rênes restent réglées pour cette figure. La main libre (bleue) va glisser de long de sa longue rêne, le plus loin possible… Si on a des grands bras, c’est avantageux ! Si ce n’est pas le cas, il est possible de se mettre de biais pour utiliser également la longueur du tronc en plus de la longueur du bras (deuxième dessin, vue de dessus). Si on reste dans cette position, le cheval continue sur son cercle. On peut donc se préparer très à l’avance. Quand on est vraiment prêt et qu’on a la place nécessaire (en général, une diagonale), on va doucement ramener la main extérieure (bleue) vers soi, tout en laissant filer le flot de rênes dans la main intérieure (rouge). Le cheval, en cédant à la main extérieure qui l’attire à faire demi-tour, ne doit surtout pas se heurter à la main intérieure. Au fur et à mesure que le cheval tourne, le longeur doit l'accompagner en le gardant devant soi. C'est bien le cheval qui tourne devant le longeur et non pas le dresseur qui court d'un côté à l'autre côté. On est enfin à l’autre main, la chambrière et le flot des rênes non utilisé dans la nouvelle main extérieure. Si le cheval modifie son allure dans le changement de direction (hésitation, ralentissement, arrêt), on a également la chambrière dans la bonne main pour l’aider à repartir dans le bon sens. Figures à difficulté progressive pour changer de main : Sur un 8 de chiffre, en utilisant la diagonale À l'intérieur d'un cercle, avec raccourcisement des longues rênes avant le changement de main.
Voir aussi :
Partir sur le cercle Bibliographie : dossier complet dans Les fondamentaux de l'attelage Galop 1 à 7 - Laurence Grard Guenard |