L'attelage Pédagogique

galop 9

Dorsalgie

Intolérance à l'éffort

Causes : les dorsalgies sont rencontrées à la suite d'une mauvais entrainement, de surmenage, d'un port de tête imposée, d'une selle mal ajustée, d'un cavalier trop lourd ou manquant d'assiette, d'une mauvaise conformation avec un dos trop long, une souffrance au niveau des pieds.

Manifestations : Voussure du dos, botter, sauts de moutons, queue agitée, grincer des dents, refuser l'obstacle, vriller son arrière-main sur l'obstacle, s'élever insuffisament sur l'obstacle, boiteries.

Effet : Ces chevaux sont souvent tendus et raidissent leur dos et de nombreuses parties de leur corps pour se défendre contre une douleur anticipée. Ces chevaux deviennent rapidement raides, se fatiguent vite, présentent de l'arthrose, les performances baissent.
Certains prendront ces manifestations pour de la mauvaise volonté de la part du cheval.

Si l'on attend trop après les premiers symptômes, on risque une aggravation des effets :

Prophylaxie

Avant le travail

Le pansage est un soin important et indispensable à la santé du cheval.

  1. Masser le dos
    • Utiliser une étrille en caoutchouc : progresser en mouvements circulaires du garrot vers la croupe, appuyer à chaque mouvement de l'étrille vers l'arrière. Masser ainsi 5 à 10 minutes de chaque côté, le cheval doit finir par accepter parfaitement ce massage.
    • Avant un travail plus important : utiliser de l'alcool camphré (en pharmacie) et masser avant le travail.
    • En période de concours : utiliser de l'absorbine, diluée 1 vol pour 2 vol d'eau tiède et masser avant le travail
    • Masser les zones contractées et sensibles décelées lors du pansage complet : avec tendonyl
    • Massage par un prestataire spécialisé
  2. Effectuer des mouvements d'étirements (stretching) des antérieurs (épaules) vers l'avant et des postérieurs (lombaires) vers l'arrière, lentement, jusqu'à extension active du cheval.
  3. Ces massages et étirements peuvent s'effectuer sous les lampes d'un solarium si les installations le permettent.
  4. Pendant l'hivers, utiliser un couvre-rein pendant la détente pour garder les zones sensibles au chaud

Au travail

  1. Longer le cheval 2 séances par semaine pour muscler le dos :
    • Utiliser un enrênement incitant le cheval à descendre son encolure sans le contraindre : élastiques attachés longs à l'ars, gogue pas trop court, enrênement pessoa.
    • Trotter sur de grands cercles sans précipiter, en recherchant l'impulsion et l'engagement du cheval dans SA cadence
  2. Travail monté :
    • Utiliser un gros tapis d'épaisseur homogène se prolongeant suffisament en arrière de la selle. Les amortisseurs type "alphagel" sont efficaces, mais ont tendance à comprimer la zone paravertébrale au niveau du garrot car ils sont étroits et descendent incomplètement sous la selle.
    • Contrôler la selle : intégrité de l'arçon, des panneaux, de la matelassure, de la largeur de la gouttière vertébrale; ne pas disposer la selle trop en avant pour ne pas comprimer les épaules.
    • Détendre le cheval 15 minutes au pas sur des courbes en effectuant quelques latéroflexions d'encolure. Cette phase au pas étire les tendons et les ligaments, augmente leur élasticité à mesure que les tissus sont échauffés, elle doit être progressive, on ne doit pas pousser le cheval en dehors de sa cadence.Passer directement à une détente au galop à la main où le cheval est le plus à l'aise, laisser une certaine liberté d'encolure. Le travail au trot débutera ensuite.
    • Les exercices en cercle, huit de chiffre, serpentine, obligent le cheval à engager le postérieur intérieur sous le corps ce qui étire les hanches et le dos.

Après le travail

  1. Frictionner le cheval avec de l'alcool camphré ou de l'absorbine (1 vol pour 6 vol d'eau tiède en friction)
  2. Etirements : ils augmentent la souplesse des muscles, des tendons et des ligaments. Maintenir l'étirement pendant 15 à 20 secondes. Le cheval peut avoir besoin de plusieurs jours pour s'habituer à supporter sans résistance les sensations de l'étirement. On ne doit pas forcer l'étirement, mais demander au cheval de se laisser aller passivement.
    Saisir au dessus du genou, soulever l'antérieur, le tirer doucement vers l'avant, puis vers le membre opposé, puis vers l'extérieur et enfin vers l'arrière.
    Saisir en dessous du jarret, soulever le postérieur, le tirer doucement vers l'arrière, puis vers le membre opposé, puis vers l'extérieur et enfin vers l'avant.
    Etirement de la nuque, de l'encolure, du dos et du rein, relaxation mentale en faisant saisir au cheval une carrotte entre les antérieurs.
  3. Massage : détendre les muscles, apporter de l'oxygène, éliminer les déchets toxiques
    Muscles volumineux de la croupe, des cuisses, du dos et de l'encolure : 20 à 30 min de massage, en cercle, en exerçant une pression ferme avec le plat de la main et le bout des doigts. Le cheval se détendra et poussera certainement contre la main.
    Pour finir, déplacer en cercle une étrille en caoutchouc sur la peau et les muscles surperficieles pour les stimuler.

Lire aussi :
galop1Le pansage
galop6La longe
galop7Le retour au calme
galop7La récupération

Bibliographie :
Conseils de la Clinique vétérinaire de Grosbois