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Les
méthodes d'équitation cherchent en
général à provoquer
l'élévation de
l'encolure, nuque fléchie dans le ramener.
L'engagement des postérieurs et la flexion des hanches
provoquent ce
relèvement.
La hauteur de nuque varie en fonction de la morphologie du cheval et de
son
degré de " rassembler ".

Demander
une "descente d'encolure"
c'est chercher à obtenir une extension de la tête
et de l'encolure vers l'avant
et le bas afin de décontracter le cheval
et d'étendre la musculature
de la ligne du dos encore appelée ligne du dessus.
Si le
contact est
trop fort et si la main retient trop la tête du cheval
lorsque la descente
d'encolure est commencée, le cheval s'encapuchonne.

Il suffit alors de donner plus de liberté
à la tête pour que l'angle
tête/encolure puisse s'ouvrir et l'encolure descendre
davantage.
Demander
une descente d'encolure, c'est décontracter le cheval en lui
permettant de
soulager sa musculature quelques instants.

JEUNES CHEVAUX
Pour
mettre un cheval en place, dans le canal des aides et dans une attitude
stable,
il faut d'abord travailler le jeune cheval plutôt rond et bas.
Sous
la selle, le jeune cheval réagit à la
gêne du poids du cavalier en contractant
sa ligne du dessus et en relâchant les muscles de la ligne du
dessous. Le
résultat est un désengagement des
postérieurs, effondrement du garrot,
creusement du dos et du rein…
L’extension
d’encolure pour le cheval consiste à
éloigner la nuque du garrot en baissant la
tête. L’élongation de la ligne du dessus
en résultera si le mouvement en avant
est respecté. La contraction des abdominaux sera alors
possible permettant
l’engagement des postérieurs.
C'est peu à peu que l'encolure se redresse, que la nuque
devient le point le
plus haut.
Mais à chaque contraction, lorsque les
difficultés resurgissent, n'hésitez pas
à revenir à cette attitude ronde et basse.
ALLONS ENCORE PLUS
LOIN ! LE CRAWL …
Sous
prétexte de faire céder la ligne du dessus par
élongation, il est tentant
d’exagérer la flexion de nuque et
d’aboutir à un cheval dit
« encapuchonné », mais
cette fois-ci, sans force. Il semble que ce
soit la méthode allemande…

« L’avantage
est une domination élémentaire rapidement
obtenue. » Philippe Karl.
Mais la chose a
été
analysée par l'Institut vétérinaire
d'Utrecht :
- L'effet de cet
arrondissement poussé à
l’extrême est une contraction des abdominaux.
- L'étirement
presque maximal des articulations assouplit le cheval.
Cet
entraînement doit se faire très progressivement,
au risque de faire des dégâts.
Le
manque de recul de cette méthode ne nous permet pas encore
de juger de son efficacité.
Alors,
il est à savoir si le résultat risque
d’être :
- un cheval qui aura
appris à se mettre en arrière de la main pour
s’en servir plus tard ?
- un cheval sur les
épaules avec un sentiment trompeur de
légèreté ?
- un cheval avec un jeu
d’épaules complètement
verrouillé par le raccourcissement des muscles
brachiocéphaliques, perdant ainsi de son perçant
ou de son amplitude ?
- un cheval
résigné… ?
Voir aussi :
Le
gogue
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