Les Bons Aplombs
Pour
juger les aplombs
des membres, la face inférieure du pied doit être
plane pour que le pied repose
à plat (pied paré ou ferré) :
- la
paroi en pince doit être dans le prolongement
du paturon, sans brisure, vu de face
- l’axe
du pied prolonge celui du paturon (voir
fiche sur l’appréciation du pied et de la ferrure).
Le
sol doit être droit.
Lorsque le membre est d’aplomb, la répartition du
poids est égale sur toute la
surface du sabot. Le membre repose sur le sol sans fatigue ni usure
irrégulière
du sabot ou du fer.

Les
aplombs sont la
direction des membres sous le tronc. La forme et la direction des
membres du
cheval doivent être étudiées
séparément.
A
l’arrêt, la direction
des membres suit des lignes verticales qui relient le point
d’attache du membre
au centre du pied :
Vu
de profil :
· antérieur :
milieu du membre de bas en haut jusqu’au boulet.
· postérieur :
pointe de la fesse – jarret – long du canon
Vu
de devant
et de derrière :
· antérieur :
pointe de l’épaule, milieu du genou, du canon, du
boulet, du sabot
· postérieur :
pointe de la fesse, milieu du jarret, du canon, du boulet, du sabot

Plus
précisément de
profil : plusieurs lignes verticales servent de
repères. Au sol, l’espace
entre la première ligne et la dernière pour
chaque membre doit correspondre à
deux longueurs de sabots.
Les
Défauts d’Aplombs
Les
défauts
d’aplombs prédisposent le membre à une
usure prématurée. Les allures en sont
toujours ralenties et le cheval plus sujet à buter,
lorsqu’il ne rachète pas ce
défaut par une énergie suffisante.
Défauts
d’aplombs des
antérieurs vus de devant

- 1 ouvert
du devant : en dehors de la ligne
d’aplomb, nuit à la rapidité des
allures, le cheval est sujet à se bercer mais il est solide.
- 2 serré
du devant : en dedans de la ligne
d’aplomb, prédispose aux atteintes en marche,
généralement l’indice d’une
poitrine étroite.
- 3 genoux
cambrés : incurvé en dehors de
la ligne d’aplomb, distension des ligaments, nuit
à la vitesse et à la solidité, ces
genoux finissent souvent arqués.
- 4 genoux
de bœuf : incurvé en dedans de
la ligne d’aplomb
- 5 cagneux
des membres : tournés en dedans depuis le
genou, les coudes en dehors, provoque des blessures aux talons et des
coupures produites par l’éponge du fer.
- 6 panard
des membres : tournés en dehors
à partir du genou, les coudes en dedans, coïncide
avec une poitrine étroite, l’appui se fait sur le
quartier externe, et expose le cheval à se couper avec la
mamelle du fer.
- cagneux
du pied :
pince du pied tourné en dedans
- panard
du pied :
pince du pied tourné en dehors
Défauts
d’aplombs des
antérieurs vus de profil
 
- 1 campé
du devant : signe d’usure, de fatigue ou
de souffrance, s’accompagne du défaut sous lui du
derrière, l’arrière main est
surchargée, et se tare rapidement, la ligne du dessus tend
à s’affaisser et les allures sont en
général peu rapides.
- 2 sous
lui du devant : défaut commun qui fait
obstacle au déploiement du membre et rend les allures
rasantes, le cheval est exposé à buter et
à forger
- 3 brassicourt :
genou incurvé en avant de la ligne d’aplomb,
défaut de naissance, le membre ne vacille pas,
fréquent chez les chevaux de pur sang, les tendons se
fatiguent peu, mais le brassicourt s’usera plus vite
qu’un autre cheval.
- 3 arqué :
genou incurvé en avant de la ligne d’aplomb,
acquis par l’usure, le membre vacille, nuit à la
solidité.
- 4 bouleté :
le boulet est en avant de la ligne d’aplomb (grave), est
souvent la conséquence du droit-jointé
- 5 long-jointé :
ou bas jointé, le paturon est trop long ou trop
incliné vers le sol, réactions douces
(amortissement des allures), mais les tendons sont
tiraillés, et se fatiguent rapidement.
- 6 droit-jointé :
ou court jointé, le paturon est trop court ou insuffisamment
incliné vers le sol, les réactions sont dures (pas ou peu
d’amortissement des allures) prédispose
à la fatigue et aux tares osseuses du boulet et du paturon.
- 7 genou
creux : ou genou effacé ou genou de
mouton, genou incurvé en arrière de la ligne
d’aplomb, nuit à la solidité et
à l’impulsion, fatigue les tendons
fléchisseurs.
- Pinçard :
l’appui ne se fait que sur la pince, les talons restent en
l’air
Défauts
d’aplombs des
postérieurs vus de derrière

- 1 trop
ouvert du derrière : en dehors des lignes
d’aplombs, pied souvent cagneux, fatigue
l’arrière-main, mais grande force
d’impulsion (trotteurs)
- 2 trop
serré du derrière : en dedans
des lignes d’aplombs, donne peu de solidité,
expose à croiser et aux atteintes en marche.
- 3 jarrets
cambrés ou ouverts: pointe des jarrets
déviée en dehors, vacillant, expose à
se couper, cheval désagréable au service de la
selle
- 4 panard
du derrière : pince des pieds
tournés vers le dehors, jarret en dedans, assez naturel.
- 5 cagneux
du derrière : pieds tournés en
dedans, jarret en dehors et vacillants
- jarretier :
jarrets clos ou crochus qui convergent, entraîne un
ralentissement des allures
Défauts
d’aplombs des
postérieurs vus de profil

- 1 campé
du derrière : en arrière de la
ligne d’aplomb, entraîne un manque de force dans
l’arrière main et les jarrets, surcharge
l’avant main, ligne du dessus mal soutenue.
- 2 sous
lui du derrière, en avant de la ligne
d’aplombs, lié à des jarrets
coudés, surcharge les membres postérieurs,
fatigue les boulets, nuit à l’étendue
des allures et expose à forger, favorise les glissades en
avant, mais ce seront aussi des chevaux bons porteurs, aptes
à se tirer du terrain lourd.
- 3 jarrets
coudés ou long-jointés : perte
de propulsion, élévation des jarrets, fatigue des
tarses
- 4 jarrets
droits ou court-jointés : perte de
propulsion et démarche sèche, fatigue les tendons
fléchisseurs.
- bouleté :
le boulet est en avant de la ligne d’aplomb (grave)
- long-jointé :
ou bas jointé, le paturon est trop long ou trop
incliné vers le sol
- droit-jointé :
ou court jointé, le paturon est trop court ou insuffisamment
incliné vers le sol
- Pinçard :
l’appui ne se fait que sur la pince, les talons restent en
l’air
En
Marche …
Le
cheval d’aplomb marche
en ligne :
Ses
membres antérieurs et postérieurs suivent une
même ligne.

Pour
apprécier les aplombs en marche, regarder le cheval venir
à soi et s’éloigner.
Les antérieurs doivent masquer les postérieurs et
vice-versa.
Panard
en marche :
lorsque le membre se lève, il se rapproche
du membre opposé, le cheval est exposé
à se couper

Cagneux
en marche :
lorsque le membre se lève, il est jeté en
dehors et ramené en dedans, on dit que le cheval billarde

Jarrets
Vacillants : le
membre en se levant se porte en dehors
en pivotant autour de la pince du pied
Se
croise :
les 4 pieds ou les antérieurs ou les postérieurs
avancent sur une même ligne l’un devant
l’autre. Le cheval est exposer à buter
et même à tomber
Se
Touche :
le pied levé heurte le pied à l’appui,
le
salit, et finit par user le poil sans atteinte.
Se
coupe :
il y a une plaie, une croûte, une
cicatrice au point touché (panards et serrés du
devant ou du derrière)
Forge :
lorsque la pince du postérieur frappe le fer de
l’antérieur (bruit
caractéristique de la forge)
S’atteint :
le postérieur frappe l’antérieur
Butte
ou Bronche :
le cheval heurte le sol avec la pince en
marchant, « rase le tapis »
Toutes
ces défectuosités exposent le cheval à
s’atteindre et à glisser. Les membres
antérieurs, constamment employés à
rétablir l’équilibre instable, se
fatiguent
rapidement.
En
dehors de ces cas, les chevaux sont encore exposés
à se couper par manque de
force, manque d’adresse, fatigue, travail sur un sol
irrégulier ou glissant,
emploi à des allures
déréglées (surtout au trot rapide).
Les
allures déréglées :
Elles
proviennent le plus souvent d’une souffrance, d’un
défaut de conformation,
d’une hérédité,
d’une mauvaise utilisation, de fatigue, de surmenage ou
parfois
d’un dressage particulier.
L’amble :
allure à deux temps, marchée au pas et
sautée au trot, où le cheval avance par
bipèdes latéraux, plus rapide que le pas
ordinaire et plus confortable.
Le
traquenard :
trot désuni où les battues diagonales sont
dissociées. Il fatigue beaucoup le cheval.
L’aubin :
Galop des antérieurs et trot des postérieurs (et
inversement).
(Attention,
selon les milieux équestres, l’aubin et le
traquenard n’ont pas cette
définition, à vous de commenter)
Le
galop désuni :
galop à gauche des antérieurs, à
droite
des postérieurs ou inversement. On observe le poser
d’un bipède latéral au lieu
d’un bipède diagonal au milieu de la
foulée.
Le
galop à 4 temps :
galop lent ou le deuxième temps (poser du
bipède diagonal) est décomposé en deux
temps.
Le
saut de pie :
au trot désuni, lorsque les antérieurs
vont plus vite que les postérieurs, le cheval
enlève tout d’une pièce sa croupe
pour rétablir la régularité.
|
Les aplombs vus par les certains pareurs pieds nus
Attention aux connaissances équestres et hippologiques des pareurs "pieds nus" à la mode.
Les maréchaux
reconvertis ont les mêmes références que tous les
professionnels du monde équestre. Les autres ont des
connaissances parfois assez farfelues, en tout cas très
personnelles. Ainsi, Largo qui est sous lui du devant et du
derrière, a été décrit comme un cheval
campé, c'est à dire tout le contraire, voire même
fourbu !!! Le cheval fourbu se tient campé du devant et sous lui
du derrière...
Avoir
des connaissances équestres, c'est aussi pouvoir ne pas se
laisser berner par n'importe quel guignol qui va se présenter
à vous comme un professionnel.
|
Bibliographie :
Les fondamentaux
de l'attelage Galop 1 à 7 - Laurence Grard Guenard
- Galop 5 à 7 FFE
--- édition Lavauzelle
|