Origine des Oeillères
Si vous avez suivi l'histoire de l'équitation, vous savez que le cheval était principalement utilisé sur les champs de batailles. Il pouvait y être blessé ou tué et on le protégeait avec une armure complète.

En 1214, une barde de fer protège ainsi la poitrine et les flancs. La barde, c'est l'armure du cheval, articulée au niveau de l'encolure.
Le chanfrein est le nom donné à la partie qui protège la tête, plus particulièrement le front. Au milieu, il pouvait y avoir une pointe de fer assez longue pour briser les obstacles. Le chanfrein n'était pas pourvu de grille protégeant les yeux, un petit accessoire s'adaptant à l'ouverture fut inventé par la suite.
Le caparaçon de protection pour les chevaux de guerre est muni de bardes d'acier.
L'armure complète du cheval date de 1554. La picière est la pièce de poitrine. La culière protège l'arrière-main.
Les armures de chevaux disparaissent à la fin du XVI ° siècle.
Et l'oeil ?

C'est seulement lors des joutes au XV° siècle, que l'on mettait au cheval un chanfrein aveugle ou demi-chanfrein aveugle : il empéchait le cheval de voir devant lui, afin qu'il ne fasse pas d'écart dans sa course. Ce dispositif s'est peu à peu transformé en oeillères. Il en existe de différentes sortes.

