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L'erreur est humaine 
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Tout le monde s'accorde à dire qu'il est normal de se tromper lorsqu'on
apprend. Mais tout le monde n'a pas la même attitude face à l'erreur.
Deux attitudes de
l'enseignant face à l'erreur : la première est plus
traditionnelle, la seconde est plus difficile à gérer, ne
serait-ce qu'intellectuellement, mais le confort de
l'élève demande une réflexion de l'enseignant sur
la place qu'il donne à l'erreur dans son enseignement.
L'erreur est à éviter.
Cela
parait une évidence. Le "bien faire" doit être acquis le plus
rapidement possible. L'idée du bien ou du mal est téléguidée et un
système de valeur se dresse : le bon et le mauvais geste, la bonne et
la mauvaise attitude. L'enseignant est un juge qui attribue "mal" ou
"bien". Cette notion de jugement sur laquelle est basée une bonne
partie du système éducatif, n'en est pas moins traumatisante pour
l'élève partagé entre la culpabilité et la peur de la sanction. Cette
peur favorise l'insécurité et ralentit les acquisitions. La peur de mal
faire est souvent une cause d'inhibition : l'élève ne tente pas plutôt
que de risquer une remarque négative.
L'erreur est constructive.
L'erreur
et la correction de l'erreur sont des parties intégrantes de
l'apprentissage. C'est par la correction de l'erreur que l'élève
apprend. C'est un élément indispensable de toute forme d'apprentissage,
elle doit être considérée comme tel et donc perdre son côté
traumatisant et culpabilisant. Il est normal de se tromper. C'est dans
la réponse à "que faut-il faire pour réduire les erreurs ?" que se
construisent les acquisitions. L'enseignant est alors un témoin, le
"ratage" n'est pas sanctionné mais sert de point d'appui pour la
réussite.
Essai -> Erreur -> Correction de l'erreur = expérience.
En
début d'apprentissage, les essais qu'effectue l'élève se traduisent
souvent par des erreurs. En comparant le résultat obtenu avec le
résultat attendu, l'élève va percevoir l'écart qui le sépare de la
réussite. En réessayant, il va peu à peu réduire cet écart jusqu'à
réaliser l'objectif visé. L'erreur est donc bénéfique et source de
progrès.
"Si aucune erreur ne se produit, c'est que la tâche
proposée n'offre pas de difficulté pour l'élève. Il apprend peu." Jean Luc
FORCE.
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Pédagogie active ou Pédagogie de résolution de problèmes :
L'élève est mis dans un contexte tel que la seule
réponse qu'il puisse fournir aux sollicitations du milieu
corresponde à l'habileté que l'enseignant envisage de
faire acquérir. Celui-ci précise un certain nombre de but
à atteindre sans indiquer les moyens de les atteindre, laissant
à l'élève la responsabilité d'inventer et
de construire les réponses. L'erreur fait partie
intégrante de l'apprentissage. Cette pédagogie
n'est pas basée sur la transmission d'instructions verbales
décrivant les caractéristiques du modèle à
reproduire. Le mouvement est placé dans son contexte réel
avec toute sa signification, il n'est pas morcelé en petites
unités.
Pédagogie de la réussite :
La pédagogie de la réussite développe le sentiment
de compétences, le discours est toujours positif, il souligne
les acquis, les qualités à améliorer.
Mais il n'est pas question de se réfugier dans la
facilité ! "Les éducateurs déserteraient leur
devoir s'ils n'avaient pas, de temps à autre, le courage de
forcer un peu l'élève" E. Labin.
L'élève est confronté à un problème,
mais il faut qu'il arrive à le résoudre dans la
séance. On n'apprend pas qu'en se trompant, on apprend surtout en
réussissant. Les erreurs peuvent être fructueuses et
formatrices si elles aboutissent sur une prise de conscience et une
auto-correction.
Causes de l'erreur :
Au stade perceptif : les prises d'information (trajectoire, distance,
vitesse...) sont incorrectes. Les émotions (enjeu,
spectateurs) peuvent perturber cette prise d'information de même
que la fatigue et la motivation.
Au stade de décision : pertinence de la tactique (changer de trajectoire, changer d'allure...)
Au stade de l'exécution : exécution
médiocre (mauvaise tenue des guides, mauvais gestes, demandes
trop violentes, mains crispées, difficultés à
paramétrer le geste)
L'enseignant doit être capable d'identifier les sources d'erreur
parmi ces trois stades, et peut y remédier en aménageant
les tâches motrices.
L'Echec :
L'échec
sanctionne les mauvaises réponses et constitue par rapport à elles un
renforcement négatif qui les inhibe. Nos échecs nous enrichissent
lorsqu'ils nous permettent de ne pas reproduire les mêmes erreurs.
L'enseignant peut
également être en cause lors de l'échec de ses
élèves lorsque l'exercice est inadapté à leurs
compétences (niveau trop faible ou trop
élevé), ou lorsque les consignes sont insuffisantes.
Les
étapes doivent être progressives. L'enseignant fait
évoluer la difficulté de la tâche en
modifiant le but à atteindre, les conditions de
réalisations, les instructions (procédure). Il fait
ainsi progresser ses élèves en s'adaptant et
individualisant les exercices. La réussite est toutefois
toujours tributaire du degré de motivation de ceux-ci.
Le Feed-Back :
Le Feed-Back est l'information en retour qui permet une
régulation automatique d'une action en cours. Il est
important que l'élève connaisse le résultat de son
action, il influence l'apprentissage en permettant un
réajustement du comportement, et développe
l'autoévaluation. Conscient de la qualité de sa
réponse, l'élève ajuste ses essais. S'il
réussit, il enregistre les sensations qui y sont liées.
Cette connaissance du résultat renforce donc la motivation et
permet de stocker en mémoire des sensations et des schémas
moteurs utilisés.
Le Feed-Back ne sanctionne pas, il soutient et encourage en
étant spécifique, concret et descriptif. Distinct de
l'évaluation, il comporte toujours un élément
positif. S'il y a un élément négatif, il doit
être accompagné d'une suggestion de nouveau comportement.
Cette pédagogie interactive demande des qualités humaines : respect, empathie, authenticité.
Voir aussi :
les différentes pédagogies
Le feed-back
La sécurité
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