L'attelage Pédagogique

Securite

Dorsalgie du meneur

Dorsalgie :
Synonyme de mal de dos, la dorsalgie englobe des pathologies très différentes, qui peuvent être de nature inflammatoire ou mécanique.
Rachialgie :
On parle de rachialgie lorsque les douleurs sont localisées sur le rachis (colonne vertébrale). Celui-ci assure une fonction importante dans la locomtotion, et subit des contraintes mécaniques menant à l'arthrose. Ainsi le mot "dorsalgie" n'a pas une définition si générale mais définit une zone de douleur située au milieu du dos. Les deux autres zones sont les cervicales (cervicalgie) et les lombaires (lombalgie).

Plusieurs "maux de dos" font souffrir le cavalier et le meneur

LE MENEUR

Myalgie :
Ce terme englobe toutes les douleurs musculaires du corps charnu du muscle.
Courbature :
endolorissement qui disparait avec le repos.
Crampe :
spasme tonique musculaire douloureux
Elongation :
micro-déchirures sur les fibres musculaires
Contracture :
contraction durable et involontaire d'un muscle, accompagné de rigidité.
Déchirure :
hématome provoqué par une petite déchirure des fibres musculaires
Claquage :
rupture,à la suite d'un effort violent, de quelques fibres d'un muscle non encore échauffé ou fatigué.
Rupture complète :
plus grave, elle peut nécessiter une opération chirurgicale

la plus récurrente : contracture

La contracture est fréquente chez le meneur, surtout débutant, car il adopte souvent une mauvaise position assise. Elle est principalement localisée dans les gouttières vertébrales et cause des douleurs dorsales lancinantes et prolongées. La zone indurée et douloureuse nécessite des massages réguliers, la douleur dure 10 à 20 jours avec du repos. La contracture peut atteindre une phase aggravée d'engourdissement du milieu du dos.

LE CAVALIER

Les lombalgies : Elles sont très fréquentes chez le cavalier (2/3 des cavaliers vont souffrir des lombaires).
lombalgie statique : gêne douloureuse basse qui apparait suite au maintien de la position debout, dans un délai de moins d'une heure, par exemple, position prolongée débout dans un manège.
lombalgie d'effort : douleur lombaire basse qui apparait le soir à la fatigue, après un travail intensif à cheval, et calmée par le décubitus (position allongée).
lumbago : blocage lombaire douloureux, suite à un effort, faux mouvement, ou traumatisme : sauts d'école, ruades, chutes. Son évolution est très variable.
lombo-sciatique : association d'une lombalgie et d'une névralgie sciatique.

Le cavalier, cet indifférent à la douleur :
Les lombalgies statiques et d'effort, extrêmement fréquentes, surtout chez les cavaliers de dressage, sont négligées par le cavalier car elles ne présentent pas une gêne suffisante. De plus, cette gêne disparait à cheval, et le cavalier retrouve un véritable bien-être. Il ne modifie donc pas sa façon de pratiquer, ni en quantité, ni en qualité, ni en intensité. Toutefois, les douleurs tendent à s'améliorer lorsqu'avec l'âge, le cavalier réduit sa pratique.
Si le cavalier cesse sa pratique pendant une courte durée, quelques jours à quelques semaines, il y a une aggravation des symptômes des lombalgies. Dès que le cavalier reprend la monte, les symptômes diminueront. Le pas, par exemple, qui est une allure régulière et marchée, semble avoir des vertus sédatives sur ces douleurs.
5% de la population équestre est touchée par des accidents aigus qui évoluent vers la chronicité et un handicap fonctionnel notable. Ce pourcentage n'est pas plus élevé que pour le reste de la population.

dos du cavalier
assiette normale : bassin en retroversion par rapport à la position débout, courbure lombaire en lordose effacée, parallélisme des espaces discaux
rein voussé : retroversion accentuée, courbure lombaire modérément inversée, espace discaux sensiblement parallèles
rein creux : bassin en antéversion, lordose lombaire importante, surchages des massifs articulaires postérieurs

Les enfants à cheval :
Pour les cavaliers qui ont commencé la pratique entre 7 et 9 ans, les dystrophies rachidiennes de croissance (DRC) peuvent atteindre 70 % de la population (74% chez les jeunes Judokas de haut niveau). Chez les cavaliers professionnels ayant commencé l'équitation après la puberté, les DRC n'est que de 45%.
Il n'apparait pas de contre-indiquer la pratique de l'équitation à des jeunes atteints par la scoliose, si elle n'est pas douloureuse et si elle est d'un angle inférieur à 30°.

A lire également :
Les Lombalgies et l'Equitation - du Dr Bernard Auvinet
Pathologies et Cavalier d'Endurance - Du Dr R. Gagnaire

les fondamentaux de l'attelage