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La Difficulté de la tâche 
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L'objectif
étant précisé, il faut que
l'enseignant parvienne à le faire réaliser
à l'élève. Pour ce faire, il met en
place des situations d'apprentissages precises, et surtout il fait un
véritable choix parmi un certain nombre d'exercices.
Le but n'est pas d'occuper des pratiquants, mais de leur faire
atteindre un objectif réfléchi.
Définition
:
Tâche motrice : travail déterminé qu'on
a l'obligation de faire, travail imposé par
soi-même ou par autrui.
"La tâche proposée à
l'élève représente donc une
prescription de l'enseignant, celle-ci représentant un
certain nombre de contraintes volontairement mises en places pour
déclencher l'apprentissage." (Famose)
Cette construction hypothétique (la mise en
situation, partie d'un programme) doit être potentiellement
capable d'organiser l'activité vers le but.
On parlerait davantage de tâches et moins d'exercices. Ce
renouvellement de vocabulaire mettrait en évidence
l'importance de l'action de l'élève qui doit
réaliser quelque chose qui représente un certain
nombre de contraintes.
La
difficulté choisie :
Si la tâche n'est pas assez difficile, elle n'engendre aucune
progression, et risque de provoquer, au contraire,
démotivation, voire même abandon.
Si la tâche est trop difficile, l'élève
se retrouve en échec systématiquement, ce qui ne
manque pas d'aboutir également à une
démotivation certaine ou à l'abandon de la
pratique.
Le choix de la tâche est important : elle doit être
adaptée au niveau de réalisation psychomoteur de
l'élève (enfant, adultes, handicapés
...).
Quand une tâche est résolue, l'enseignant propose
d'autres tâches, présentant une gradation en
difficulté : soit en demande
énergétique, soit en degré
d'exigences.
L'enseignant adapte le mode de présentation de la
tâche selon le public et ses motivations : dans tous les cas,
il doit y avoir une progression. Il y a donc forcément une
individualisation de la tâche car l'enseignant doit faire
évoluer chaque élève et entretenir
toutes les motivations, et pas seulement celles des "bons
élèves". L'individualisation de l'enseignement
dans un cours collectif n'est pas une chose simple, mais c'est possible
grâce à une évaluation de chacun
d'entre eux.
Un
problème adapté
:
Il faut que l'élève soit confronté
à un problème, mais il faut également
qu'il arrive à le résoudre, et ceci, pendant la
séance. La construction de la séance, en fonction
du nombre d'élèves, et en tenant compte de la
progressivité des "tâches" dans le temps imparti
(cours d'une heure ou d'une heure et demi) est donc primordial.
De même, la "difficulté" ne veut pas dire
que la tâche est forcément difficile :
l'évaluation de la difficulté, bonne ou mauvaise,
conditionnera le fait que la tâche soit juste ou non.
Définir
une tâche :
- elle doit comporter un but, un état, une condition
à atteindre, comme RESULTAT de l'activité : "être capable de
conduire au trot" " au galop"
- elle décrit les conditions qui accompagnent la
réalisation du but : "sur
des courbes larges" " sur un enchainement de courbes
serrées" "en
conservant la même cadence" "dans une attitude
rassemblée"...
- elle précise parfois, le comportement ou la
procédure : "les
deux guides dans une seule main" "en menant au
carré"...
Avec de l'expérience, l'enseignant
peut aisément faire évoluer le niveau de
difficulté en faisant varier le but, les conditions ou les
procédures. Il peut également s'adapter en cours
de séance pour faire redescendre les objectifs sans sortir
du thème abordé. Son programme doit
être souple : l'enseignant expérimenté
est une sorte de magicien avec plein de solutions dans son chapeau !
La prise de
risque :
En augmentant la difficulté, on
augmente la prise de risque. Cette prise de risque n'est pas toujours
physique ni réelle. L'enseignant doit suffisamment bien
connaitre ses élèves pour savoir
jusqu'où il peut aller dans l'augmentation de la
difficulté sans franchir la limite de chacun en fonction de
la difficulté réelle et celle perçue
par l'élève.
Le but est atteint quand la tâche est correctement
réalisée, dans les conditions fixées
et en respectant toutes les procédures. Jusque dans les
années 1970, la valorisation passait par la notion d'effort
et de dureté de chaque "épreuve". Les temps ont
changé. Aujourd'hui on met l'accent sur l'individualisation,
la progression selon le rythme de chacun, avec des risques
calculés : plaisir et réussite
développent un sentiment de compétences, soutenu
par un discours positif, soulignant les acquis, puis les
qualités à améliorer. La
sérénité est recherchée
à chaque étape pour atteindre une plus grande
efficacité, qualité non négligeable en
compétition.
L'enseignant s'appuie alors sur la pédagogie de la
réussite.
Lire aussi :
La notion de
progrès
L'évaluation
Enseignement collectif et individualisation
Bibliographie
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