|
La définition
de François
Baucher : "On
entend par haute école tout le travail de deux pistes au
pas, au
trot et au galop, ainsi que les changements de pied du tact au tact sur
les lignes rétrécies ou en formant des huits de
chiffres,
le piaffer...etc. Les chevaux qui exécutent toutes ces
figures
avec précision s'appellent chevaux de tête,
d'étude
ou de haute école. Dans la haute école, le
cavalier agit
de toute sa puissance sur le physique et le moral du cheval. Par les
exercices difficiles auxquels il le soumet, il perfectionne sa
souplesse et son équilibre; par la continuité de
ses
actes, il lui fait connaitre quelle est son influence sur lui et
à quel point il le domine, domination qui n'a rien de
révoltant pour le cheval, puisque, loin de le
dégrader,
elle augmente sa fierté naturelle par les poses les plus
nobles
et les plus gracieuses".
La haute école se résume par
quelques définitions plus courtes :
- Expression la plus aboutie de la
légèreté
- Forme la plus aboutie de l'Art Equestre
- Equitation supérieure que le dressage
perfectionné élève au rang d'Art
Equestre.
La
définition du Général
L'hotte : "La
marque de la haute école, de l'équitation
savante, artistique, haute équitation, comme on voudra
l'appeler, se trouve donc non pas dans des mouvements plus ou moins
extraordinaires, mais dans la parfaite légereté,
que les mouvements soient simples ou compliqués"
De ce point de vue, il y a
plus de haute école dans une simple
volte réalisée dans l'équilibre et la
légereté la plus parfaite, que dans un piaffer
extorqué au cheval, surtout de nos jours !
L'équitation a pour but de rendre au cheval monté
la
grace, la beauté et l'équilibre qui lui sont
naturels. Ce
travail, lent et long, aboutit à la
légereté du
cheval placé, et est découpé en deux
grandes
parties que l'on nomme basse école et haute
école.
Basse
école : première phase du travail du
cheval, dans un équilibre horizontal.
- régularité des trois allures, pas,
trot, galop, à toutes les vitesses
- fixité de la tête, cheval sur la main
- cheval franc, en vant, stable, sans être
rassemblé
- ensemble du travail de deux pistes
- changement de pied isolé au temps
Haute
école : deuxième phase du travail du
cheval, vers le rassembler
- perfection des choses simples
- pureté des allures
- rassembler : engagement des postérieurs, abaissement des
hanches, flexion des articulations, équilibre sur les hanches
- légèreté : liberté de
l'avant-main, relèvement des allures
- impulsion supérieure pour donner les allures
d'école : pas, trot, galop d'école
- changement de pieds rapprochés jusqu'au temps
- airs : pirouette, piaffer, passage, pas espagnol
- airs relevés : levade, pesade, mezzair, courbette,
croupade, ballotage, cabriole
L'Art
Equestre n'est pas quantifiable et donc, ne se juge pas. Comment noter
quelque chose que le cavalier est SEUL à percevoir ?
En haute école, le cheval échappe à
tout conformisme. C'est l'inverse de la compétition. Si le Capitaine Beudant
s'était contenté de se conformer à un
règlement, il n'aurait jamais pu développer son
habileté pour éxécuter, comme il l'a
fait, un travail de haute école aussi riche que difficile.
Bibliographie :
|